Les obstacles à l’écriture : les peurs et les surprises

Cela peut sembler un peu idiot, mais comme vous l’avez compris, j’ai commencé à écrire, et quelques mois plus tard… je me suis retrouvé bloqué par des peurs qui me semblaient insurmontables. Peur d’être jugé sur mon vécu, peur que ça n’intéresse personne, peurs que mon écriture ne soit pas bonne… et j’ai mis du temps a passé au-dessus.

Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est d’en parler avec l’éditrice qui m’a dit que cela arrivait à 50 % des auteurs qui mettent leur vie en mots. Le réaliser m’a libéré, et j’ai pu reprendre la route. Et heureusement, car la suite de l’aventure a été un conte de fées ! Et pourtant, à l’époque, j’étais bien décidé à tout arrêter.

Je vous partage cela pour que, si cela vous arrive, vous n’arrêtiez pas tout sur un coup de tête.

Une dernière réflexion pour clore ce chapitre : lorsque le livre est sorti, je n’en étais pas du tout content. Avec recul, cela me semble normal : quand on a vraiment été creusé au plus profond de soi-même… dans l’immédiat, on ne voit que ce que l’on pourrait améliorer. Et pour moi, comme c’était la première fois, je n’arrivais pas à m’arrêter de travailler. Et maintenant, quand quelqu’un me parle d’une situation similaire, je me dis que son livre va forcément être bien : car il y aura mis le meilleur de lui-même… la personne n’en est pas encore consciente, c’est tout.

Le travail, quand on écrit son livre, je crois qu’il n’y a que cela de vrai. Attention néanmoins à savoir s’arrêter : ce qui n’était pas mon cas 🙂

Et, comme promis, ici la vidéo de Jacques Brel, impressionnante, sur le talent :

Merci pour votre écoute !